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Création

19/05/2009 - Lu 839 fois
A complèter

1. Contexte

La pauvreté a un visage féminin. Elle est matérielle (manque de ressources économiques) mais il y a aussi le déficit de connaissances (analphabétisme) et de compétences. Pour apporter un début de solution à l’aspect économique, un groupe de 12 habitants du village crée en 1998 la Coopérative d’Epargne et de Crédit de Banéghang pour faciliter l’accès des femmes -dont le rôle et la contribution au développement économique n’est plus à démontrer- au capital. En effet, elles n’ont pas accès au crédit dans les banques habituelles parce qu’elles n’ont pas les garanties exigées et aussi à cause de la lourdeur administrative et de la cherté des démarches. Mais nous constatons quelque temps après que, malgré cette action, les femmes n’en bénéficient toujours pas. Nous imaginons alors un système Tontines-Caisse pour leur permettre d’accéder au crédit avec pour seule garantie la parole qui, il faut le dire, a encore dans la communauté bansoa un énorme poids et vaut plus que toutes les autres formes de contrats écrits. Le résultat est spectaculaire : le nombre de femmes qui adhèrent à la Caisse et prennent des micro crédits pour commencer ou développer des activités génératrices de revenus explose. Mais la pauvreté ne diminue pas pour autant. En effet, nous nous rendons compte très vite qu’avoir de l’argent ne suffit pas pour combattre la pauvreté. Qu’il faut, en plus, des connaissances, des compétences. Des conseils pour mieux gérer ces ressources économiques et bien d’autres. D’où la naissance de AFFAMIR en 2002 dont le principal objectif est de créer plus d’espace aux femmes. Promouvoir la femme. Son premier choix stratégique est de sensibiliser les femmes sur leur situation et condition afin de stimuler le questionnement sur leur existence, stimuler leur réflexion pour la recherche interne des solutions par elles-mêmes.

2. Du renforcement des capacités des populations comme moyen de construire des rapports plus égalitaires entre les hommes et les femmes

En cours de chemin, nous nous rendons aussi compte que le travail de AFFAMIR va tout simplement aboutir à une solution conjoncturelle et, qu’avec les générations suivantes, nous allons encore aboutir à ce même déséquilibre et ces rapports inégalitaires entre hommes et femmes qui caractérisent la société bansoa et que la lutte de AFFAMIR cherche à corriger. D’où l’élection du deuxième choix stratégique de AFFAMIR qui est la promotion de l’éducation. Celle-ci se fait à deux niveaux : par l’ouverture des écoles pilotes ainsi que le renforcement des capacités des éducateurs des écoles créées par AFFAMIR et ceux d’autres écoles de la communauté, et l’implication des parents d’élèves dans cette éducation. Des études sont entrain d’être faites pour identifier les portes d’entrée dans le secteur de la santé parce qu’on se rend compte aussi qu’il est difficile de faire changer les mentalités des populations cible à cause des guérisseurs traditionnels, un autre maillon fort de la chaîne des obstacles au développement, qui perpétuent les croyances rétrogrades et pratiques primitives. Dans cette trajectoire, AFFAMIR recherche des partenaires stratégiques qui lui permettent non seulement d’exécuter son programme de travail qui est le renforcement des capacités des femmes, de leurs organisations et des enfants, mais aussi d’avoir des liens inter-organisationnels et institutionnels pour se donner les capacités d’intervention transformationnelles. (Voir liste des partenaires et collaborateurs de AFFAMIR).

Conclusion

Il s’agit ici d’un travail de transformation sociale qui privilégie la technique de l’accouchement comme le disait Socrates. C’est-à-dire que AFFAMIR n’apporte rien en termes financiers. Mais elle stimule

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